C'est comme si on t'enlevait quelque chose, quelque chose qui te rendait forte, qui te donnait envie d'avancer. On me l'a enlevé, retiré, tué.. Sans même pouvoir aller lui dire au revoir. Je m'en veux, je te jure, j'aurais voulu être là, ou encore avoir le courage de rentrer dans cet hôpital. Je l'ai pas eu, j'ai eu le courage de dire non, de refuser à te dire au revoir.. Je me sens égoïste, je culpabilise, mais tu sais la force je l'avais pas. Voir ce qu'ils t'ont fait devenir, voir comment ils t'ont fait mourir, non je ne voulais pas voir ça. Eux, ils y sont allés, ils ont eu du courage & de la force, & je les admire.. Je sais que je ne me remettrais surement pas de ton départ parce que t'étais ma plus grande fierté, t'es ce sang dont je suis si fière. T'es cet homme que j'ai toujours admiré parce que tu as traversé tant de chose.. Oui ça m'a achevé, je le savais que ça arriverais un jour, mais pas maintenant, non j'étais pas prête. & cet phrase qui m'a assassiné, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, & ton cercueil qui s'enfonce dans la terre, cette image me hante.. Je haie cette maladie, ces maladies & ces personnes qui t'ont fait devenir un homme sans vie, qui ne reconnaissait plus sa propre femme..Mais tu sais au fond, t'as été exemplaire, tu t'es toujours battu. T'as été fort, tellement fort..Quand on perd quelqu'un comme toi, on a plus rien à perdre.. & je t'aime, oui, même si je ne te l'ai jamais dit, tu resteras toujours celui qui m'a rendu la plus fière.